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    Ce n'est pas un blog écolo-militant,

    ce n'est pas une Science-fiction,

    ce n'est pas une prophétie

    ce sont les mots de ceux qui savent :

    des savants.

     

    Levé de Terre sur la lune (crédit photo : La Nasa)

     

     

     

    Ce travail se veut un modeste écho

    du cri de ces savants

    qui hurlent et nous alarment 

    dans le vacarme indifférent

    d'une Société qui s'agite,

    préoccupée par des tâches

    qui lui semblent essentielles.

     

     

    Que cet instant suspendu,

    ce murmure dans la nuit,

    puisse rencontrer les montagnes,

    ricocher à l'infini

    et réveiller les consciences !

    Ce texte d'introduction

    je l'ai écrit il y a plus de 10 ans.

    Aujourd'hui les choses bougent

    et l'on ne peut plus nier

    que la prise de conscience

    est entrain de s'opérer.

    Le murmure dans la nuit est devenu

    un chant à multiples voix.

    C'est une immense avancée,

    mais il y a urgence

    et il nous faut tous oeuvrer

    pour que les choses concrètes

    changent !

     

    Bonne visite

     

        

     

    montage numérique, crédit photo : La Nasa
     
     
     Photo : La Nasa
    La plus grosse pomme
    La plus belle balle ou boule turbulente
    Le plus ravissant bateau, notre éternelle et nouvelle caravelle !
     
    Comment nous mouvoir du jour où nous ne nous appuierons plus sur elle ?
    Comment la bercer dans nos bras sans fonder nos pieds sur son étai ?
    Où appareiller d'elle sans elle ?
    Comment donc nous émouvoir ?
    Ceux qui perdront la Terre ne sauront plus jamais pleurer.
    Ils ne pourront plus jamais enterrer leurs ancêtres.
    Nous ne pleurons jamais que la perte d'une mère,
    Celle qui nous berça dans ses bras, la seule consolatrice de toute nos afflictions.
     
    Héros certes, intelligents, à coup sûr, géniaux, pourquoi pas,
    Mais inconsolables et inconsolés.
     
    Que n'avons nous pas détruit de nos virtuosités savantes ?
     
    Nous avons assez transformé ou exploité le monde
    le temps vient de le comprendre !
    (Michel Serres)
     
     
     
     
     
     
     


  • "La vie n'a pas de prix"

    Le vaisseau spatial Terre se trouve actuellement dans une situation similaire à celle du Titanic. La survie de tous les passagers et membres d'équipage est en jeu. Y compris celle du capitaine. Nous fonçons en effet droit sur un iceberg plus gros que nous.

    Tandis que la plupart des passagers de première classe font la fête dans les grands salons du paquebot flambant neuf, fruit encore vert de la science de l'époque, et que les pauvres s'entassent en seconde classe, la vigie aperçoit la montagne de glace, flottant droit devant dans les brumes. Le capitaine est aussitôt prévenu.

    Et prend les décisions qui mèneront au naufrage.

    La première d'abord : « en arrière toute ! » Ok, capitaine, là-dessus, on est tous d'accord, il faut ralentir la machine, afin d'amortir le choc qui, à 700 mètres par minute, est inévitable.

    C'est ce que disent les écologistes de la première vague. Et ils ont raison!

    Il faut polluer moins. Utiliser au maximum les énergies renouvelables.

    Cesser de se goinfrer avec des cochonneries dévitaminées ou des denrées qui, pour être acheminées jusqu'à nous, exigent plusieurs fois leur poids en gasoil.

    Cesser le gaspillage.

    Manger le plus bio possible. Et pas que de la viande extraite d'animaux innocents, ayant subi une incarcération leur vie durant. Soit, les protéines animales nous ont permis de survivre et d'élargir nos cerveaux, mais on peut très bien s'en passer aujourd'hui.

    Enfin, il est crucial de bannir les OGM, fabriqués sans expérimentation préalable sur le long terme et en milieu non confiné, ainsi que les carburants qui n'ont de bio que le nom et menacent le peu qui reste des forêts de nos aïeux...

    Bref arrêter de croître en dépit du bon sens, comme une grenouille qui se prend pour un boeuf. Sans pour autant faire transporter les régimes de bananes ou les ananas par des voiliers ou des canots à rames. Sans pour autant revenir à l'homme de Cro-Magnon.

    Mais la seconde décision, « à bâbord toute ! » sera fatale.

    Explications.

    Le Titanic, fleuron de la technologie de l'époque, est dit « insubmersible » parce qu'il est constitué de compartiments étanches.

    S'il avait pris l'iceberg en pleine proue, un seul compartiment étanche aurait été éventré, celui de l'avant, et non pas six sur un des flans du géant.

    Au stade où nous en sommes, il est impossible de virer à droite ou à gauche. Ce serait un suicide.

    Non. La seule solution consiste en fait à garder le cap, foncer droit sur l'iceberg, et ce malgré ce qu'on nous a inculqué lors de notre formation de pilote. Tout en inversant la vapeur donc et tout en prévenant les passagers pour qu'ils se préparent au choc des Titans et aillent se réfugier, par exemple, à l'arrière de l'engin.

    Résumons.

    La collision va avoir lieu. On ne sait bien sûr pas exactement quand à la minute près. Mais on sait que chercher à l'esquiver, d'un côté comme de l'autre, déchirera nos flans et nous enverra par le fond avec toutes les espèces vivantes.

    De plus, deux choses sont sûres : il n'y a pas assez de canots de sauvetage et aucun extraterrestre ne viendra à notre secours. La plupart vivent en effet en osmose avec leur propre planète et aucun d'eux n'éprouve le moindre désir d'aller voir ailleurs -Carpe diem- ou de faire un saut dans l'inconnu pour aller rendre justice en soucoupe volante. Chacun est libre sur sa Terre. On appelle ça le libre-arbitre.

    Oui, la vérité ébranle. En effet, elle ne laisse pas de marbre. Mais elle est là. Aussi banale que mystérieuse. Elle coule de source. Elle est la source de l'inspiration et de l'illumination.

    Ajoutons même, pour faire bon poids, que le choc sera salutaire, non seulement à l'humanité dans son ensemble, mais bien sûr à toute forme de vie terrestre.

    Explications en images.

    Si un astéroïde n'avait pas percuté violemment la Terre, il y a 75 millions d'années, les dinosaures règneraient toujours en maitres et les sortes de petites souris nocturnes, desquelles nous descendons en chute libre, n'auraient jamais pu s'extraire de leurs cachettes et évoluer en mammifères, en primates et en nous, les hommes.

    Remontons plus loin encore. Avant l'existence même du temps et de l'espace. Si le Big Bang, ce sacré phénomène, ce chaos issu du vide, du néant, du rien, si cet événement incompréhensible ne s'était pas produit, notre univers n'existerait pas. Il n'y aurait donc ni étoiles qui réchauffent, ni planètes qui abritent. Et nous ne serions évidement pas là à essayer ensemble de trouver des solutions.

    Lorsqu'un coeur s'arrête de battre, n'essaye-t-on pas l'électrochoc ?

    «C'est bien au bord du précipice qu'on évolue.» (1)

    Sinon pourquoi le bébé quitterait-il le ventre paisible de sa mère ? Quel intérêt aurait-il à être brutalement arraché à ses rêves ?

    Le choc est absolument nécessaire à l'évolution. Comme la mort est indispensable à la vie. Sans la mort pas de vie ! Tout simplement. La mort est l'outil qui permet le changement. Sans la mort, nous serions des paramécies.

    Cette évidence toute simple est accessible au commun des mortels. Seule la trouille de perdre leurs petits égos microscopiques, leurs chers, leurs portefeuilles... poussent certains savants inconscients à vouloir engendrer, dans leurs laboratoires bidons, un homme transgénique qui vivrait 200 ans comme les palourdes ou les tortues, et pourquoi pas un homme charnellement immortel avec, pendant qu'on y est, ailes d'oiseau, nageoires et branchies de poissons, radars de chauve-souris et dards d'abeille. A vos souhaits !

    Ceci dit, il faut un temps fou avant de la dénicher, cette garce de lucidité, tapie quelque part dans nos coeurs blessés ou dans les replis écervelés de nos gros cerveaux de prédateurs à la dérive.

    Il ne suffit pas d'appuyer sur un bouton pour que la lumière soit.

    La vérité est tellement là devant nous qu'on ne la voit pas, qu'elle nous crève les yeux, qu'elle nous aveugle. On peut la confondre un moment avec un mirage, une hallucination, un mur érigé sur le chemin tortueux de notre quête, ou avec une muraille infranchissable, contre laquelle on se heurte, sans rien comprendre. Manquant du recul nécessaire. Se disant que c'est tout de même bizarre que ce sentier semé, autant d'embûches que de preuves, n'atterrisse pas directement au trésor des trésors. A une sorte de clef universelle qui ouvrirait toutes les portes et règlerait, une fois pour toutes, pauvreté, misère, ignorance, souffrance, maladie, vieillesse, solitude, désespoir, tous les maux.

    La vérité toute crue n'est peut-être pas bonne à entendre pour certains qui croient, dur comme fer, en la valeur, par exemple, du papier toilette ou des billets de banque; mais elle se présente à nous toute nue comme l'enfant de tout à l'heure.

    Mais, diront certains, on peut encore éviter l'obstacle et tenter de le contourner par bâbord ou par tribord ?

    Non, il est trop tard. Il n'y a pas d'esquive ! Pas de dérobade ! Que ce soient les politiques, de droite comme de gauche, on voit où ça nous a mené!

    Ne parlons pas des religions, dont le dernier pape de l'une d'entre elles vient de proscrire à jamais les préservatifs, alors que chacun sait que le sida rode encore et que les bébés à bénir se conçoivent avec une giclée de sperme.

    Ces soi disant potions magiques nous ont toutes mené en bateau -toujours le bateau- depuis toujours, mené par le bout du nez et poussé dans les impasses actuelles. Non, la lucidité doit jaillir spontanément, en bas, comme en haut. Chez le petit incarcéré dans sa cage plus ou moins dorée, le pris en otage par le quotidien, comme chez le grand qui dirige tout du haut de ses 1 mètre 75, qu'il soit président de la République ou porte le doux nom de Monsanto, Total ou Toyota !

    Mais la vérité n'est pas toute faite. Ce n'est pas une formule. Ce n'est pas «e=mc2». Nul n'est besoin d'être Einstein pour la comprendre. Elle ne s'apprivoise pas. Elle ne s'inculque pas. Elle est sauvage. Elle ressemble à un chien qui se roule dans l'herbe ou à des girafes qui s'enlacent. C'est un jeu. On ne peut l'enfermer dans un bocal. Et personne ne peut la détenir. Si qui que ce soit cherche à s'en emparer, elle se volatilise, elle se sublime et il ne reste qu'un bocal plein de formol.

    Ainsi tout ce que venez de lire, si vous avez eu la patience d'écouter et d'entendre ces mots jusque là, toutes ces lignes sont peut-être complètement invalides, erronées, stupides. Ce sont peut-être des balivernes ! Leur seule propriété est peut-être d'entrer par une oreille pour ressortir par l'autre.

    S'agirait-il donc d'un vulgaire canular d'étudiants, un «hoax», une imbécilité supplémentaire colportée sur Internet ? Une folie de plus incrustée dans la folie furieuse de l'humanité, qui est en train de démolir, en quelques siècles maigrichons, tout ce que la vie a crée avec patience en plusieurs milliards d'années. Il n'y aura probablement aucune suite à cette folie douce. Et ces mots iront rejoindre le cimetière des épaves oubliées ou des poètes disparus.

    «O, que ma quille éclate ! O, que j'aille à la mer !» (2)

    Mais peut-être aussi que quelqu'un les entendra, ces mots, qu'ils résonneront dans le coeur d'une poignée de gosses qui se rallieront, corps et âme, à la cause des « chlorophilliens » qui ont vu l'iceberg, estimé le temps approximatif mis pour que le crash se produise et fait pression sur le capitaine pour qu'il ne donne pas l'ordre fatal de virer d'un bord ou de l'autre, comme aux guignols ?

    Résumons encore. Parce que la simplicité n'a pas le contact facile.

    Si la collision est latérale, l'humanité, ainsi que la plupart des espèces, la vie toute entière sombrera en coeur dans les fonds abyssaux. Comme un paquet de plomb. Ainsi soit-il. Et bien sûr, direz-vous, repartira de plus belle.

    Oui, elle a en effet plus d'un tour dans son sac. Non seulement jusqu'à présent elle s'est adaptée à toutes les conditions, mais, à l'origine, elle a rendu habitable une planète qui n'avait dans son atmosphère pratiquement pas un gramme d'oxygène. Elle a réussi à adapter l'environnement primitif pour rendre possible son existence sur la terre ferme.

    Oui, elle repartira. Mais il lui faudra des millions d'années pour se restaurer. Et au lieu des grands sauriens, au lieu de l'homme, des araignées géantes suceuses de sang viendront peut-être occuper la place libre. Est-ce vraiment dans ce scénario-là que nous voulons être acteurs ?

    Si la collision est frontale, il y aura certes des dégâts importants, mais au moins pourrons-nous réparer le vieux tacot qui se prend pour un ordinateur sous Windows et poursuivre plus intelligemment la croisière.

    Avec plus de respect pour cette vieille bonne Terre.

    Voilà le message jeté à la mer. Livré pieds et poings liés. Non pas pour nos descendants, mais pour les êtres humains actuels.

    Le changement des mentalités - la mutation des consciences- doit être brutal et s'opérer dès maintenant sans plus tarder. Tout retard dans la décision prise sera de la souffrance supplémentaire, des guerres civiles et mondiales, des dictatures qui pousseront comme des champignons sous des prétextes économiques et écologiques, des crève la faim de plus qui viendront s'ajouter petit à petit au bon milliard existant en ce moment même. Juste avant le choc latéral ou frontal.

    Et ni Coluche ni l'abbé Pierre n'y changeront quoique ce soit.

    Nous pouvons tergiverser pendant des années sur l'instant exact du moment fatidique.

    Est-ce 2040 avec la fin du pétrole et des forêts tropicales, sur fond de surpopulation ?

    2050 avec la fin de l'uranium nécessaire, nous dit-on, pour déclencher la fusion de l'hydrogène au sein d'Iter? Un projet pharaonique dont on ne sait même pas s'il est réalisable, qui devrait voir le jour en 2018 et dont l'avortement est pourtant programmé pour 2050 donc.

    2158 avec la fin du charbon. Et un réchauffement climatique à côté duquel celui qui, il y a 250 millions d'années, (3) a détruit 95% des espèces marines et 70% des espèces vivant sur les continents, un bouleversement qui finalement n'était qu'un incendie de quartier.

    Maintenant les gars, c'est à nous de jouer. A nous tous de faire circuler le message vivant, sur toute la surface du globe, avec tous les moyens, y compris les moyens du bord !

    Nous avons tous notre part de responsabilité dans ce qui est en train d'arriver. Personne ne peut s'en laver les mains. Mais cependant nul ne se verra accusé devant un tribunal quelconque. Il n'y aura pas de procès, pas de jugement dernier, pour qui que ce soit.

    Si nous sommes capitaine, écoutons les conseils, même s'ils semblent venir d'une autre dimension.

    Si nous sommes marins et que nous nous apercevons que le capitaine se met le doigt dans l'oeil, n'exécutons pas l'ordre fatal, rebellons-nous ! Les révolutions sociales sont comme les révolutions des planètes, elles ne doivent jamais s'arrêter, sinon elles sont englouties par les soleils.

    Si nous sommes passagers, et que nous avons entendu ce message d'alerte, réveillons les autres et préparons sur le champ l'ère d'après la collision, le monde de la «Vraie Vie», le monde où il y a encore l'homme.

    Parce que l'homme, même s'il est momentanément devenu fou, a sa place parmi les roches, parmi les plantes, parmi les animaux, mais sans les grilles qui les entourent. Et avec l'humilité et l'esprit qui l'accompagnent !

    Tournons le dos à tout ce qui est tordu, au mensonge, à la manipulation, au sectarisme, au fanatisme, au crétinisme, à tout ce qui ne va pas droit devant.

    Ouvrons-nous ! Arrachons nos oeillères !

    Devenons simplement ce à quoi nous sommes voués, ce que nous sommes vraiment, rien d'autre que des locataires, des jardiniers de la vie sur Terre.

    Sinon nous risquons d'être la risée, la honte, de toutes ces consciences qui vivent sur les milliards d'autres mondes, dans un foisonnement, peut-être, d'univers complètement différents, non préhensibles par nos cinq petits sens, régis par d'autres chimies, d'autres physiques, par des lois qui défient complètement l'entendement.

    Mais ne nous égarons pas. Ne nous perdons pas dans les délires immondes de ceux qui sont au poste de commande et n'ont d'autre but que se remplir les poches.

    Dans le vide intersidéral de notre univers, la lumière va à 299 792 kilomètres par seconde. Et rien, ni personne, ne pourra modifier cette loi universelle, qui vient d'on ne sait où.

    La vie n'a qu'un but : aller de l'avant.

    Et elle est capable d'encaisser les coups. Mis à part ceux qui la prend par traitrise. Et lui ouvrent les flancs des pieds jusqu'à la tête.

    On pourrait ajouter du blabla à ces lignes. Mais, franchement, ne sont-elles pas suffisantes pour alimenter des échanges qui décideront du sort de la vie ici-bas ? Du sort de chacun de nous ?

    Et une question quand même se pose : ne sommes-nous qu'un agencement d'atomes, ou y a-t-il un pilote dans l'avion ?

    Et d'autres et d'autres à n'en plus finir ?

    Voilà : le bébé vient de naître. Il vous est servi sur un plateau. Faisons-en ce que nous voulons. De la chair à saucisse ou de la poussière d'étoiles.

    Mais on ne pourra jamais l'empêcher de crier.

    Et «à demain si nous le voulons bien !»


    Terre sacrée

    Le 20 mars 2009, à l'arrivée du printemps.

    sos-planete@terresacree.org

    Copyright libre, avec mention du lien : http://terresacree.org/titanic.html

    _________________________


    (1) "Le jour où la Terre s'arrêta", film américain réalisé en 2008 par Scott Derrickson.

    (2) Arthur Rimbaud, "Le bateau ivre".

    (3) Les étapes de l'extinction dite permienne sont encore contestées. Différentes études suggèrent de un à trois pics. Il existe plusieurs mécanismes proposés pour expliquer l'extinction, le plus haut pic est probablement du à une évolution graduelle de l'environnement, tandis que le second est probablement du à un événement catastrophique. Cela inclue un grand ou plusieurs impacts de météorites, l'augmentation du volcanisme ou la soudaine libération d'hydrates de méthane à partir des océans, suite à une augmentation des températures, des changements progressifs du niveau des océans, l'accroissement de l'aridité, et une modification dans la circulation océanique.

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  • Voici maintenant plus de 13,7 milliards d'années, notre Univers (on ne sait pas pourquoi) a subitement jailli du néant (certainement pas si vide que ça).

    Une immense explosion qu'on appelle le Big Bang!

    Ainsi sont nés l'espace et le temps.

    Cet univers a grandi, grandi, grandi et, sous l'effet de la gravitation, sont nées étoiles et galaxies.

    Aujourd'hui notre Univers, qui n'en finit pas de grandir de manière exponentielle, compte pas moins de cent milliards de galaxies qui, elles-mêmes, contiennent cent à deux cent milliards d'étoiles.

    Il faudrait plusieurs vies à un humain pour les énumérer toutes. Mille milliards pour être exact, à raison d'un quart de seconde par étoile.

    Un nombre astronomique qui dépasse l'entendement.

    Notre petit Soleil est une naine jaune parmi tant d'autres, un grain de sable dans un désert. Son âge est de 4,57 milliards d'années environ. Il existe dans notre seule galaxie plus de 100 millions d'étoiles de type identique.

    Cette étoile, et les planètes qui gravitent autour, se sont constituées à partir d'une étoile qui a explosé, engendrant une nébuleuse de matière contenant du carbone et tous les éléments chimiques propices à la naissance de la vie biologique.

    La Terre a de la chance. Elle est à la bonne distance du Soleil, dans la "zone habitable", ni trop chaude, ni trop froide. Et il y a de l'eau en abondance.
    Notre planète a, de plus, une bonne grosse lune pour compagne, ce qui permet au climat terrestre de rester particulièrement stable.

    L'évolution a fait le reste, du ribosome à la baleine, en passant par l'algue, le poisson, le serpent, les fleurs, les abeilles, les souris, les lémuriens, les singes, nous, les chiens et... la vache ! Les organismes se sont, petit à petit, complexifiés.

    Au fil des milliards d'années, la vie, non seulement s'est adaptée avec intelligence inouïe, mais a même été jusqu'à transformer l'atmosphère de cette planète qui, au départ, n'était pas respirable et ne contenait presque pas d'oxygène.

    Toutes les lois qui régissent l'évolution restent encore un grand mystère. Viennent-elles du hasard? Serions-nous les gagnants d'une gigantesque loterie cosmique? Ou y a-t-il un plan, un sens à tout cela? Chacun en fait pense ce qu'il veut. En réalité, cela ne change pas grand chose. On commence à peine à savoir comment tout cela s'est produit, mais personne ne saura jamais vraiment pourquoi...

    Pourquoi par exemple de la matière et pas d'antimatière ? Pourquoi ces lois là plutôt que d'autres? Pourquoi la lumière va-t-elle à un peu moins de 300 000 kilomètres par seconde dans le vide et pas à la vitesse de la tortue?

    Au juste, pourquoi la vie? Pourquoi cet ordre issu du chaos? Pourquoi la palourde vit-elle 200 ans et nous que la moitié? Eh oui pourquoi? Pourquoi l'espèce humaine est-elle en ce moment en train de dérégler le climat terrestre et d'assassiner sans vergogne toutes les autres espèces animales et végétales? Pourquoi cette folie meurtrière? Pourquoi la pollution démente de l'air et des eaux?

    Sommes-nous seuls dans l'Univers et voulons-nous rester seuls sur Terre?

    Et finalement, pourquoi la misère? Pourquoi la maladie? Pourquoi la souffrance? Pourquoi la vieillesse? Pourquoi la mort? Pourquoi la surpopulation? Qu'est-ce qui compte? La quantité ou la qualité?

    Un nombre considérable de questions se posent ainsi, dès qu'on s'éveille un peu, des qu'on sort de son sommeil. Et les générations futures, si elles arrivent à survivre (après la disparition des forêts vierges et de la plupart des animaux sauvages, après l'actuel pillage des énergies fossiles et des ressources métalliques) les pauvres enfants, et les enfants des enfants, et les enfants des petits enfants... se les poseront toujours pendant les 7,6 milliards d'années qu'il reste à la vie terrestre, sous une forme ou sous une autre, avant que notre étoile ne se transforme en géante rouge qui englobera l'orbite de la Terre, et ne s'effondre sur elle-même pour former une naine blanche d'une taille comparable à celle de notre planète.

    Olala ! Nous, les êtres humains, aurons tout de même réussi, en moins de quelques siècles, à piller la Terre de tous ses trésors, alors qu'il a fallu plus de 4 milliards d'années à la nature pour les produire.

    Allez ! Ne soyons pas défaitistes. Nous pouvons encore stopper ce processus mortifère. Mais il faut agir dans la minute qui suit. A l'exemple du Titanic, il n'est pas forcément recommandé de mettre la barre à gauche ou à droite. Mieux vaut finalement se prendre l'iceberg en pleine poire. Ce qui risque d'arriver dans pas si longtemps que ça. Et la claque nous servira alors forcément de leçon. Mais au moins nos compartiments étanches ne seront pas endommagés et l'imposant navire ne sombrera pas.

    Oui, nous changerons. Nous avons vu le gigantesque iceberg et nous changeons déjà. Oui nous muterons, nous évoluerons, en conscience, en sagesse et morphologiquement. Nous avons plus d'un tour dans notre sac, non ? Malheureusement, avec les 9 milliards d'êtres humains annoncés en 2050, cela ne se passera pas sans mal. Il y aura la famine, la soif. Des cadavres joncheront notre incompréhensible route. Des cataclysmes, des guerres (encore !)... Peut-être disparaîtrons-nous comme les dinosaures ? Peut-être un petit nombre survivra, s'adaptant aux circonstances, comme on le fait depuis toujours ?

    Quoiqu'il en soit, nous devrons à l'avenir être moins nombreux, pour que chacun puisse jouir vraiment de la vie, la vraie qui, chacun le sait, n'a pas de prix !

    Il serait évidemment souhaitable de remplacer le moteur de notre civilisation technologique qu'est le fric, par des valeurs plus nobles, plus chaleureuses, plus justes, plus « humaines ».

    Alors agissons, dès maintenant et dans l'urgence, chacun à notre tout petit niveau et dans la mesure du possible. Nous ne sommes pas des abrutis. Et poussons les dirigeants de ce monde à s'engager dans une voie plus verte, plus bio, plus respectueuse, sans pour autant tourner le dos aux excellentes applications de la science et revenir à l'homme de Cro-Magnon.

    Bougeons-nous, que diable! Individuellement et collectivement. Ensemble nous sommes une force qui peut faire des miracles.

    Personne ne détient la vérité, ni ne connait la solution magique. L'équipe de SOS-planete pas plus que les autres.

    Nous avons juste à enregistrer, au plus profond de notre esprit, vivant en ville ou à la campagne, que « sans nature, pas de futur ! »

    Devenons donc tous, et au plus vite, gardiens de la Terre. Avant qu'il ne soit trop tard !

    Michel dit "le fou?"

    Le 14 mars 2009, pour l'association Terre sacrée et le salut de la vie sur cette planète dont nous ne sommes que locataires et dont le bail risque de ne plus se renouveler.

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    Source :
    http://terresacree.org

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  • Réduction de la population mondiale : faire face à l'inévitable

    par J.Kenneth Smail traduit de World Watch

    Si l'on regarde au-delà des inquiétudes à court terme qui ont empoisonné les débats sur la population au niveau politique, il apparaît de plus en plus clairement que la viabilité de la civilisation à long terme nécessitera non seulement une stabilisation du nombre d'êtres humains, comme on l'a estimé, sur les 50 prochaines années, mais également une réduction colossale à la fois de la population et de la consommation.


    La tension grandissante entre deux tendances apparemment irréconciliables est devenue de plus en plus visible ces 50 dernières années. D'un côté, les projections démographiques modérées à conservatrices indiquent que le nombre d'habitants sur la planète atteindra, presque avec certitude, 9 milliards, peut-être plus, d'ici le milieu du 21ème siècle. De l'autre, des estimations scientifiques prudentes et de plus en plus fiables laissent entendre que la capacité de charge de la terre à long terme, à un niveau de vie qui pourrait être défini comme allant de "adéquat" à "modérément confortable", selon les standards des pays développés, pourrait ne pas dépasser deux ou trois milliards. Cela pourrait être considérablement moins, particulièrement si le style de vie de référence (niveau de consommation) auquel les gens aspirent se rapproche de celui des Etats-Unis.

    En réaction à ce "dilemme malthusien" des temps modernes, il est grand temps de penser sérieusement au futur à moyen terme et d'envisager des alternatives qui vont plus loin que le simple ralentissement ou l'arrêt de la croissance démographique mondiale. L'espèce humaine doit développer, et rapidement mettre en application, des programmes bien conçus, clairement articulés, flexibles, équitables et coordonnés au niveau international, pour réduire la population humaine de façon significative sur les deux prochains siècles ou plus. Cet effort demandera probablement une réduction de la population mondiale d'au moins deux tiers à trois quarts, des 9 à 10 milliards d'individus prévus pour la seconde moitié du 21ème siècle à une "population optimale" future (à partir du 23ème siècle) ne dépassant pas les 2 à 3 milliards.

    Visiblement, un changement démographique de cette amplitude nécessitera une réorientation majeure de la pensée, des valeurs, des attentes et des modes de vie de l'humanité. Il n'y a pas de garanties quant au succès d'un tel programme. Mais si l'humanité échoue dans sa tentative, la nature imposera certainement une réalité encore plus dure. En tant qu'anthropologue physique et biologiste spécialisé dans l'évolution humaine, je crains que cette crise démographique et environnementale métastasant rapidement (bien qu'elle soit partiellement cachée) ne se révèle être la plus grande impasse évolutionnaire/écologique jamais rencontrée par notre espèce.

    Bien que la nécessité de réduire la population puisse prêter à controverse, elle peut être testée scientifiquement. Cette hypothèse peut être réfutée si on peut clairement montrer que les estimations actuelles de la population mondiale sur les prochaines centaines d'années n'excèderont pas les projections de plus en plus fiables des capacités terrestres maximales présentes et futures. Elle sera par contre confirmée si la taille de la population mondiale future continue de dépasser cette capacité maximale d'une marge importante. Et même si les estimations de capacité optimale de 2 ou 3 milliards se révèlent inexacte, disons d'un facteur de deux, il faudra quand même, pour arriver à une population maximale de 4 à 6 milliards, une réduction substantielle par rapport à la projection de 9 milliards ou plus pour le milieu du siècle.

    En dessous des radars ?

    Il est surprenant de constater le peu d'intérêt scientifique et public qu'a éveillé la mise en place de paramètres quantifiables, testables et acceptés socio-culturellement, propres à déterminer la capacité limite à long terme de la planète. Malheureusement, à quelques exceptions près, un grand nombre de chercheurs scientifiques, par ailleurs très qualifiés, et d'experts en politiques publiques ont plutôt rechigné à adopter une position claire et franche sur ce sujet profondément important. On peut se demander pourquoi - prudence inhérente, inquiétude à propos de leur réputation professionnelle, effets secondaires des structures de plus en plus spécialisées des institutions tant politiques que scientifiques, ou toutes autres raisons. Etant donné la nature et les ramifications globales du problème, la principale raison est peut-être simplement la "paralysie par l'échelle", ce sentiment débilitant d'impuissance collective et individuelle face à des problèmes dont la taille semble insurmontable.

    Les estimations sommaires de la capacité limite faite par le passé varient considérablement, allant de moins d'1 milliard à plus de 20 milliards. Et il est évident qu'il sera difficile d'apporter une réponse efficace à cette crise si les objectifs démographiques pour le futur continuent à être mal compris et mal exprimés. Il est cependant intéressant de noter que plusieurs chercheurs et organisations ont développé des positions plutôt bien pensées sur la population mondiale future optimale, ces estimations s'échelonnent de 1 à 3 milliards.

    J'espère que mon hypothèse est fausse et que les diverses théories démographiques plus optimistes avançant que la population mondiale commencera à se stabiliser et à décliner plus vite que prévu vont s'avérer exactes. Mais cet optimisme ne peut se justifier que si des données viennent les corroborer, c'est-à-dire uniquement si les "chiffres irréconciliables" mentionnés précédemment arrivent à tendre de manière plus convaincante vers une certaine congruence.

    Il est clair que les affirmations selon lesquelles la Terre pourrait être capable de supporter une population de 10, 15 ou même 20 milliards d'individus pour une durée indéterminée et à un niveau de vie supérieur au niveau actuel sont non seulement terriblement trompeuses mais aussi presque certainement fausses. En dépit de notre dépendance actuelle à une croissance économique continue et ininterrompue, l'humanité doit reconnaître que la capacité maximale de la Terre à des limites physiques, biologiques et écologiques finies. Et si l'on en juge par les inquiétudes grandissantes sur le maintient de la qualité, de la stabilité et/ou de la durabilité de l'atmosphère, de l'eau, des forêts, des terres agricoles, des zones de pêche et de bien d'autres choses encore sur la planète, il y a peu de doutes quant au fait que beaucoup de ces limites seront bientôt atteintes, si elles n'ont pas déjà été dépassées. Dans la mesure où les dégâts causés par une reproduction humaine excessive et la surconsommation, dont les effets s'amplifient mutuellement, pourraient provoquer une pénurie irréversible de certaines ressources, et puisqu'il n'y a qu'une planète pour se livrer à cette expérience, il serait préférable pour notre espèce de choisir la prudence, adoptant à chaque fois que cela est possible une attitude réfléchie et responsable.

    Il est peut être temps que les preuves sur le sujet, que l'on a longtemps demandées aux soi-disant pessimistes néo-malthusiens, soient fournies par les "optimistes de la corne d'abondance". Laissons-les répondre : quelles preuves avons-nous que la Terre puisse supporter, sans dégâts irréparables, encore deux siècles ou plus de présence humaine, pendant lesquels la population mondiale et la consommation par tête excéderont toujours davantage sa capacité limite optimale (durable) ?

    Dans tous les cas, une fois établi un cadre de référence "quantifiable et falsifiable", il est temps d'affirmer que la rhétorique actuelle sur la réduction de la croissance ou même la stabilisation de la population, est clairement insuffisante. Les données empiriques et une logique implacable laissent entendre que notre position par défaut pour les deux ou trois siècles à venir devrait être de chercher une réduction significative du nombre d'êtres humains.

    Reconnaître notre dilemme

    Est-il naïf d'espérer que lorsqu'un nombre important de chercheurs préoccupés commenceront à considérer sérieusement cette réduction, il deviendra plus facile pour les scientifiques, les écologistes, les politiciens, les économistes, les moralistes et les autres citoyens du monde inquiets de parler ouvertement du besoin critique pour l'humanité d'une stabilisation et d'une réduction de la population ? Ils devraient au moins ne pas avoir le sentiment de commettre un suicide politique, professionnel ou moral en abordant ces problèmes. Le temps est de plus en plus précieux, et notre marge de manouvre pour prendre des mesures efficaces pourrait se réduire rapidement - en admettant qu'il ne soit pas trop tard.

    Jusqu'à preuve du contraire, j'affirmerai donc qu'une croissance démographique insuffisamment ralentie devrait être considérée comme la caractéristique la plus importante dans un paysage physique, écologique, bio-culturel et socio-politique complexe (et synergique). Réguler la population humaine, et faire face aux nombreux problèmes qui seront engendrés par son inévitable rétrécissement, devrait être une priorité du dilemme moderne, et en tant que telle, elle devrait être traitée beaucoup plus sérieusement et rapidement qu'elle ne l'a été jusqu'à présent.

    Il y a plus d'un demi-siècle, à l'aube de l'ère nucléaire, Albert Einstein avait suggéré que nous aurions besoin d'une nouvelle façon de penser pour que l'humanité survive. Même si l'explosion de la population n'est pas aussi brusque et spectaculaire qu'une explosion nucléaire, ses conséquences finales pourraient être tout aussi réelles (et tout aussi dévastatrices) que le scénario d'hiver nucléaire envisagé au début des années 1980.

    Une réduction à grande échelle de la population mondiale sur les deux ou trois siècles prochains apparaît inévitable. Le problème majeur semble être de savoir si ce processus s'accomplira sous un contrôle humain conscient et (espérons-le) de manière relativement bénigne, ou si cela s'avérera être imprévisible, chaotique et (peut-être) catastrophique. Nous devons commencer à penser différemment à ce problème mondial d'une importance capitale, pour que les inquiétudes prescientes et légitimes d'Einstein sur la survie de l'espèce humaine et de la civilisation au 21ème siècle, et d'après, soient abordées aussi rapidement, pleinement et humainement que possible.

    Ne me parlez pas de pénurie. Mon monde est vaste et a plus qu'assez - pour un nombre limité. Il n'y a pénurie de rien, à part de volonté et sagesse ; mais il y a un surplus de gens. Garrett Hardin (1975)

    Ken Smail est professeur au département d'anthropologie du Kenyon College, et l'auteur de plusieurs articles et essais sur la population parus dans Population and Environment, Politics and the Life Sciences, et d'autres journaux. Cet essai est dédié à la mémoire de Kenneth Boulding et de Garrett Hardin.
     
     
    EN COLLABORATION AVEC LE BIMESTRIEL WORLD WATCH


    http://www.delaplanete.org/Reduction-de-la-population.html

    Source : La lettre de Terre Sacrée du 1er novembre 2008


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