« Mesdames, Messieurs,
Il y a quinze ans, à Rio de Janeiro, la communauté internationale prenait pour la première fois conscience des dommages quun siècle et demi de civilisation industrielle, civilisation qui avait certes apporté un progrès économique et social incontestable, pouvaient hélas aussi causer à notre terre.
Face au réchauffement climatique, face à la perte de linestimable richesse que constitue la diversité biologique, les responsables politiques de notre planète appelaient à la mise en uvre dun développement durable afin que nos activités puissent assurer la prospérité des générations actuelles sans compromettre celle des générations futures. Il sagit de maîtriser lutilisation des ressources non renouvelables et dassurer le progrès économique, mais aussi la justice sociale, tout en préservant le milieu naturel.
Aujourdhui, la notion de développement durable est présente partout, dans les administrations certes, mais aussi dans les entreprises, quelles soient de production ou de services, y compris dans les institutions financières.
La rapidité avec laquelle les institutions publiques ou privées ont pris conscience de la nécessité dun changement des comportements est certes un motif de satisfaction ; elle a bien sûr été facilitée par lévolution que lon peut qualifier de très préoccupante des grands équilibres économiques et écologiques de notre planète : crise pétrolière, constatation évidente à tous des dommages induits par le réchauffement climatique, creusement des écarts entre pays développés et pays du tiers monde.
Mais il est clair que la réelle modification de nos modes de vie et de consommation, permettant de laisser aux générations futures un monde où elles pourront vivre sainement, nécessite des efforts constants de recherche, de persuasion, de pédagogie et de sensibilisation à ce qui existe aujourdhui et peut dores et déjà être mis en uvre. Rappelons-nous ce que Gandhi a dit : « Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de lhomme, mais pas assez pour assouvir son avidité
Cest dans cet esprit que jai encouragé le déroulement à Monaco de EVER qui permet de voir et dentendre à loccasion des dialogues, non seulement ce que seront les modes de déplacement et de production dénergie de demain, mais aussi et peut être surtout ce qui peut dès à présent être mis en uvre pour des déplacements plus propres, et pour commencer à se dispenser du recours au tout pétrole par le développement des énergies renouvelables...
Je tiens aussi à signaler que la Principauté a ratifié le protocole de Kyoto, qui va prochainement entrer en vigueur.
Au cours des prochaines années, vous pourrez constater une évolution en profondeur des déplacements en Principauté. Les nouveaux choix techniques seront importants ; mais laspect communication et pédagogique lest tout autant. Aujourdhui, chacun dentre nous a un devoir face à la sauvegarde de lenvironnement et doit apprendre et appliquer des gestes simples, comme par exemple amener ses enfants à lécole à pied ou en autobus.
Quant aux déplacements en voiture individuelle, il serait souhaitable que nous utilisions tous une voiture propre, comme la voiture à moteur hybride que jutilise personnellement.
Aujourdhui, le gouvernement princier travaille sur lutilisation de lénergie solaire et des bio carburants.
Source : http://www.gouv.mc/304/wwwnew.nsf/1909$/ead9aa1d4ee7f356c1257145003f89a8fr?OpenDocument&2Fr