Des millions de personnes fuient la sécheresse, la déforestation, la pollution industrielle. Mais au regard du droit international, ces réfugiés d'un genre nouveau n'existent pas.
La question de leur statut se pose de façon urgente, tant pour assurer leur survie que pour éviter les conflits futurs.
Le nombre de réfugiés de l'environnement dans le monde augmente de 3 millions par an. Et le réchauffement climatique accélère le phénomène. En 2025, la sécheresse pourrait concerner 3 milliards de personnes sur les 70 % de régions arides et semi-arides de la planète.
Une élévation d'un mètre du niveau des océans provoquerait l'exode de 50 millions de personnes.
Marie Beuzard et Marina Julienne (Science et vie 2002 N°1020)
Emigrer, c'était jouer son va-tout
pour s'y décider, il fallait n'avoir aucun autre espoir
Aujourd'hui presque tout l'espace est saturé
les pays d'accueil sont rares
Le rêve d'un ailleurs terrestre se heurte à la finitude de la planète
Etre réaliste signifie désormais
que l'humanité ne quittera jamais son berceau.
Il nous faut faire face à nos difficultés
en admettant, une fois pour toute
que nous sommes prisonniers de notre planète.
(Albert Jacquard)