• La fin annoncée d'homo sapiens sapiens. Sauver la planète, changer la société, Lauriane D'Este, éditions Sang de la Terre, 2007

    Lauriane D'Este est professeur des université, agrégée, docteur es lettres, habilité à la direction de la recherche, elle a enseigné en France et aux Etats-Unis. Elle a été pendant 6 ans vice-présidente de la Société protectrice des animaux, vice-présidente de France Ecologie et elle est également administratrice de la Société Nationale de protection de la nature (SNPN)

     

    "Allons-nous demain produire des hommes OGM, programmés pour résister à telle ou telle maladie, pour telle condition de vie sur une planète "inhumaine", quand nous aurons rendu la nôtre invivable ?"

    "Le progrès, hier encore révéré comme un dieu a montré ses limites. Il nous entraîne lentement mais sûrement vers l'épuisement des richesses de la planète, la famine, l'errance et cela pour des millions d'individus qui ne sont pas encore nés. Cette errance, nous refusons de la voir mais elle est déjà là dans les flots d'immigrés qui viennent frapper aux portes d'un Occident opulent, laissés pour compte et esclaves du tout économique, ils s'entassent dans l'ombre d'ateliers marginaux, niés en tant que travailleurs, oubliés en tant qu'humains. La civilisation technocratique a engendré une nouvelle pauvreté et celle-là est sans espoir et sans racines.

    Alors ne faut-il pas "refaire le monde" pour ces enfants qui viendront après nous et que nous qualifions de "générations futures" sans plus nous en préoccuper que d'une guigne, les mots se substituant à la réalité dans le vocabulaire des grands de ce monde.

    Il appartient aux élites de ce pays de les mettre en garde. Englués dans le jeu du court terme, des elections à répétition, des pressions des lobbies et des intérêts locaux, les décideurs d'aujourd'hui voguent sans boussole. Ils devraient inventer, pour notre société en mal d'idéal, un nouveau carnet de route avec d'autres ambitions que celle du PIB, de l'OMC, du respect du pacte de stabilité et des fluctuations du CAC 40. Ce langage, pour universel qu'il soit, ne parle qu'à une poignée d'individus nantis et laisse au bord de la richesse les masses oubliées des 5 continents : la plupart n'ont accès ni à l'eau, source de vie, ni au savoir, source de liberté, ni aux soins qui sauvent de la maladie : ils survivent dans la précarité."


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  • http://www.legrenelle-environnement.fr/

    Une adresse pour s'informer de l'évolution du Grenelle de l'environnement.

    « Le Grenelle Environnement sera un contrat entre l’Etat, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations. Je veux que ce contrat engage les responsables »

    Extrait du discours du Président de la République prononcé le 21 mai 2007

    Le « Grenelle Environnement » doit aboutir à la fin du mois d’octobre à un plan d’action de 15 à 20 mesures concrètes et quantifiables recueillant un accord le plus large possible des participants.

    www.legrenelle-environnement.fr

    Un site Internet dédié permettra l’élaboration de débats, chats, forums .

     


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  • L'Europe interdit la pêche au thon rouge en Méditerranée et en Atlantique. Bonne nouvelle pour une espèce en voie de disparition à cause de la surpêche.

    Malheureusement la moitié de la pêche du thon rouge dans le monde est consommée par les Japonais. Sont-ils prêts eux-aussi à réduire leur pression ?


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  • C'est un cri d'alarme et un appel à l'aide que je lance aujourd'hui avec beaucoup d'émotion et d'angoisse pour l'une des grandes richesses de notre terre qui en train de disparaître sous nos yeux : les gorilles. Nous ne pouvons pas permettre cette abomination. Notre richesse, ce ne sont pas nos propriétés et nos voitures, notre or et nos diamants, nos supermarchés et nos piscines, nos MP3 et nos grands écrans, notre richesse est là, cachée dans la forêt du Rwanda et du Congo, elle réside presque toute entière dans le regard si beau et si majestueux des derniers grands singes. Mes amis, les gorilles sont sur le point de disparaître à tout jamais de notre planète. Il ne reste plus que 700 gorilles de montagne dans le monde. Il faut agir TOUT DE SUITE ! Car c'est notre part d'espoir et d'humanité qui s'en ira avec eux.

    Source : La lettre du 17 septembre de Terre Sacrée  http://terresacree.org


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  • Les Echos 20/08/07

    Les abeilles s'éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait sonner le glas de l'espèce humaine.
    C'est une incroyable épidémie, d'une violence et d'une ampleur faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. Partie d'un élevage de Floride l'automne dernier, elle a d'abord gagné la plupart des Etats américains, puis le Canada et l'Europe jusqu'à contaminer Taiwan en avril dernier. Partout, le même scénario se répète : par milliards, les abeilles quittent les ruches pour ne plus y revenir. Aucun cadavre à proximité. Aucun prédateur visible, pas plus que de squatter pourtant prompt à occuper les habitats abandonnés.

    En quelques mois, entre 60 % et 90 % des abeilles se sont ainsi volatilisées aux Etats-Unis où les dernières estimations chiffrent à 1,5 million (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 Etats. Au Québec, 40 % des ruches sont portées manquantes.

    En Allemagne, selon l'association nationale des apiculteurs, le quart des colonies a été décimé avec des pertes jusqu'à 80 % dans certains élevages. Même chose en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne, en Angleterre où le syndrome a été baptisé « phénomène «Marie-Céleste» », du nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872. En France, où les apiculteurs ont connu de lourdes pertes depuis 1995 (entre 300.000 et 400.000 abeilles chaque année) jusqu'à l'interdiction du pesticide incriminé, le Gaucho, sur les champs de maïs et de tournesol, l'épidémie a également repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 % à 95 % selon les cheptels.

    « Syndrome d'effondrement »
    Légitimement inquiets, les scientifiques ont trouvé un nom à la mesure de ces désertions massives : le « syndrome d'effondrement » - ou « colony collapse disorder ». Ils ont de quoi être préoccupés : 80 % des espèces végétales ont besoin des abeilles pour être fécondées. Sans elles, ni pollinisation, et pratiquement ni fruits, ni légumes. « Trois quart des cultures qui nourrissent l'humanité en dépendent », résume Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l'Inra (Institut national de recherche agronomique). Arrivée sur Terre 60 millions d'année avant l'homme, Apis mellifera (l'abeille à miel) est aussi indispensable à son économie qu'à sa survie. Aux Etats-Unis, où 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les butineuses, les récoltes qui en dépendent sont évaluées à 14 milliards de dollars.

    Faut-il incriminer les pesticides ? Un nouveau microbe ? La multiplication des émissions électromagnétiques perturbant les nanoparticules de magnétite présentes dans l'abdomen des abeilles ? « Plutôt une combinaison de tous ces agents », assure le professeur Joe Cummins de l'université d'Ontario. Dans un communiqué publié cet été par l'institut Isis (Institute of Science in Society), une ONG basée à Londres, connue pour ses positions critiques sur la course au progrès scientifique, il affirme que « des indices suggèrent que des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique, et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes, interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles ». Pour éviter les épandages incontrôlables, les nouvelles générations d'insecticides enrobent les semences pour pénétrer de façon systémique dans toute la plante, jusqu'au pollen que les abeilles rapportent à la ruche, qu'elles empoisonnent. Même à faible concentration, affirme le professeur, l'emploi de ce type de pesticides détruit les défenses immunitaires des abeilles. Par effet de cascade, intoxiquées par le principal principe actif utilisé - l'imidaclopride (dédouané par l'Europe, mais largement contesté outre-Atlantique et en France, il est distribué par Bayer sous différentes marques : Gaucho, Merit, Admire, Confidore, Hachikusan, Premise, Advantage...) -, les butineuses deviendraient vulnérables à l'activité insecticide d'agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures.

    Butineuses apathiques
    Pour preuve, estime le chercheur, des champignons parasites de la famille des Nosema sont présents dans quantités d'essaims en cours d'effondrement où les butineuses, apathiques, ont été retrouvées infectées par une demi-douzaine de virus et de microbes.

    La plupart du temps, ces champignons sont incorporés à des pesticides chimiques, pour combattre les criquets (Nosema locustae), certaines teignes (Nosema bombycis) ou la pyrale du maïs (Nosema pyrausta). Mais ils voyagent aussi le long des voies ouvertes par les échanges marchands, à l'image de Nosema ceranae, un parasite porté par les abeilles d'Asie qui a contaminé ses congénères occidentales tuées en quelques jours.

    C'est ce que vient de démontrer dans une étude conduite sur l'ADN de plusieurs abeilles l'équipe de recherche de Mariano Higes installée à Guadalajara, une province à l'est de Madrid réputée pour être le berceau de l'industrie du miel espagnol. « Ce parasite est le plus dangereux de la famille, explique-t-il. Il peut résister aussi bien à la chaleur qu'au froid et infecte un essaim en deux mois. Nous pensons que 50 % de nos ruches sont contaminées. » Or l'Espagne, qui compte 2,3 millions de ruches, est le foyer du quart des abeilles domestiques de l'Union européenne.

    L'effet de cascade ne s'arrête pas là : il jouerait également entre ces champignons parasites et les biopesticides produits par les plantes génétiquement modifiées, assure le professeur Joe Cummins. Il vient ainsi de démontrer que des larves de pyrale infectées par Nosema pyrausta présentent une sensibilité quarante-cinq fois plus élevée à certaines toxines que les larves saines. « Les autorités chargées de la réglementation ont traité le déclin des abeilles avec une approche étroite et bornée, en ignorant l'évidence selon laquelle les pesticides agissent en synergie avec d'autres éléments dévastateurs », accuse-t-il pour conclure. Il n'est pas seul à sonner le tocsin. Sans interdiction massive des pesticides systémiques, la planète risque d'assister à un autre syndrome d'effondrement, craignent les scientifiques : celui de l'espèce humaine. Il y a cinquante ans, Einstein avait déjà insisté sur la relation de dépendance qui lie les butineuses à l'homme : « Si l'abeille disparaissait du globe, avait-il prédit, l'homme n'aurait plus que quatre années à vivre. »

    PAUL MOLGA

    Article transmis par notre excellent défenseur de notre pauvre planète : Marc Dubois (accompagnateur en Montagne et apiculteur)

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