•  

    L'humanité astronaute flotte dans l'espace

    comme dans le liquide amniotique

    reliée au placenta

    de la Mère Terre

    par toutes les voies nourricières.

     

       

     

    Qui donnera la vie ou la mort à qui ?

     

    Ne devons nous pas devenir

    en effet

    la mère de notre vieille mère en agonie ?

    Quel sens inouï

    aurait cette nouvelle obligation :

    redonner naissance à la Nature

    qui nous la donna ?

    Oui la Terre flotte dans l'espace

    comme un foetus dans le liquide amniotique,

    reliée au placenta de la Mère Science

    par toutes les voies nourricières.

     

    Qui accouchera de qui

    et pour quel avenir ?

     

     

                                      (Michel Serres)

     

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    <v:shapetype stroked="f" filled="f" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" o:preferrelative="t" o:spt="75" coordsize="21600,21600">Demain nous n'aurons plus peur

    De voir se lever le jour
    Demain ce sera moins lourd
    Mon amour si tu pleures
    Au soleil de l'été je sécherai tes larmes
     
     
    Demain nous n'aurons plus faim
    La guerre sera finie
    La Terre offrira ses fruits
    Nous ferons un festin
    Pour oublier la fureur et le bruit des armes.
     
     
    Le ciel est sans nuage après la nuit d'orage
    La cloche de l'église annonce un mariage
    Un prisonnier confie son âme à son gardien
    Oublié par l'histoire il meurt au quotidien
    C'est un jour du mois d'août
    Pareil à tous les jours
    Avec des cris joyeux et des chagrins d'amour
    Et la guerre est ailleurs si proche et si lointaine
    L'espérance est fragile elle existe quand même
     
     
    Demain nous n'aurons plus faim
    La guerre sera finie
    La Terre offrira ses fruits
    Nous ferons un festin
    Pour oublier la fureur et le bruit des armes
     
     
    Demain nous n'aurons plus peur
    De voir se lever le jour
    Demain ce sera moins lourd
    Mon amour pourquoi tu pleures ?
     
    Nagasaki 9 août 1945 11 heures 08
     
    (Georges Moustaki)
     

     
    L'avenir
    est
    entre tes mains

    </v:shapetype>

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  • Tout le monde vogue sur le monde comme l'arche sur les eaux sans aucune réserve extérieure à ces deux ensembles, celui des hommes et celui des choses.

     Nous voici donc embarqués !

                                                                                                  (Michel Serres)

                           Source photo: Near Spacecraft Team, JHUAPL, Nasa

     

    Désormais le gouvernant doit sortir des sciences humaines, des rues et des murs de la cité, se faire physicien, émerger du contrat social, inventer un nouveau contrat naturel en redonnant au mot Nature son sens originel  des conditions dans lesquelles nous naissons ou devrons demain renaître.

                                                                                                  (Michel Serres)

     

     

    Il est urgent et nécessaire que ceux qui nous gouvernent soient mieux informés des réalités de la vie,

    au sens premier de ces mots.

    Nous faisons partie de la biosphère et en sommes devenus les gardiens. Quelles que soient nos autres préoccupations nous ne pouvons nous permettre de négliger notre propre nature.

    Nous devons apprendre à penser biologiquement.

                                                                                                  (Christian de Duve)

     

     

    Il y a urgence à réveiller ceux des hommes qui aujourd'hui entrainent l'humanité à sa perte

    par leur rêve de puissance et à leur faire comprendre que le seul objectif digne de notre espèce est de réaliser un peu plus d'égalité entre les Terriens, de donner à chacun d'eux la possibilité de se construire un destin.

                                                                                                  (Albert Jacquard)

     

    Quel est donc ce poison que nous distillons à l'égard de l'autre ?

    Nous qui savons si bien regarder le monde autour de nous et en tirer parti et le modifier, pourquoi regardons nous si mal "l'autre" ? Le progrès le plus nécessaire n'est-il pas ce regard nouveau qui nous enchantera de la différence ?

    Nous sommes habitués à catégoriser et classer les individus et les groupes d'après ce qu'ils valent, c'est à dire d'après l'argent dont ils disposent. N'étant plus soumis aux angoisses ancestrales de la faim et du froid chacun reste inquiet, car la part de richesse qui lui est octroyée peut se réduire, méprisé par ceux dont la part est plus grande, il compense en méprisant ceux dont la part est plus faible.

    Notre société sécrète le Racisme. Le plus souvent de manière inconsciente, nous fabriquons ce poison qui nous détruit nous-même.

                                                                                                  (Albert Jacquard)

     <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

    En 1994 les Américains ont consacré seulement  0,15 % de leur Produit National Brut (PNB) à l'aide au développement des pays sous-développés.

    La Suède et le Danemark 1,05 % et 1,03% de leur PNB.

    La France 0,64 %, elle vient en 4ème position.

                                            (Le propos d'un Montagnard)

     <o:p></o:p>

    Une société qui se veut d'abondance et qui prétend avoir oublié la pénurie devrait être capable d'une répartition planétaire équitable des biens et des êtres. Elle devrait être à même de ne plus camoufler sous discours humanistes le droit du plus fort. Commençant à comprendre le mécanisme de ses motivations les plus archaïques elle devrait enfin pouvoir les surpasser sans continuer à récompenser les plus agressifs et les plus inconscients. Ce serait le seul moyen d'éviter, au cours des millénaires la reproduction de la violence, de l'exploitation de l'homme par l'homme, des guerres et des génocides que les meilleurs discours humanistes n'ont jamais réussi à éliminer.

                                                                                                  (Henri Laborit)

     


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  •  

    A chaque seconde 3 êtres humains meurent et 2 fois autant naissent. Il y a un siècle, la mortalité infantile aurait compensé cet excès. Grâce à la médecine et à l'hygiène moderne, ce n'est plus le cas.

     

    En conséquence

    il y a 100 millions d'êtres humains en plus sur la Terre chaque année.

     

    La planète portait 1 milliard d'êtres humains en 1825.

    Ce chiffre a doublé en 1 siècle,

    doublé encore dans le demi-siècle suivant pour atteindre 5,6 milliards en 1994.

    On s'attend qu'il excède 10 milliards aux environ de 2050,

    si les choses continuent à ce rythme.

     

                                                                       (Christian de Duve)

     

     

    La "Bombe Population" explose aujourd'hui sur une planète à l'espace limité.

     

    Nous sommes face à un nouveau devoir : gérer le nombre des hommes.

     

    Comment en étant 10 Milliards d'homme vivre sur notre petite planète de façon à la  transmettre en bon état à nos successeurs ?

     

    A ce problème des solutions peuvent être trouvées ; nous ne devrions pas être trop inquiets. Malheureusement, les Sociétés appartenant à la culture dominante, la culture "occidentale", ont adopté des comportements qui sont incompatibles avec ces solutions. Elles ont provisoirement en main l'essentiel du pouvoir et, loin de chercher à réformer ces comportements elles tentent de les imposer à l'ensemble de la planète.

     

    En 1989 les pays les plus riches : Europe de l'ouest, Amérique du nord et Japon totalisent 14 % de la population mondiale,

    (la France ne vient qu'au 16ème rang avec 57 millions d'habitants,

    elle représente 1,1 % de l'ensemble de l'humanité.)

     

    Ces pays riches totalisent également 60 % du produit National Brut mondial.

     

    Aujourd'hui les pays les plus riches qui regroupent 1/4 de l'humanité consomment les 3/4 de l'energie totale disponible.

    Chacun de leurs habitants consomme en moyenne 9 fois plus d'énergie que l'habitant moyen des pays non industrialisé.

                                                                             (Albert Jacquard)

    Un quart des hommes disposent des deux tiers de la richesse.

     

    Nos Sociétés développées pourraient assurer à tous les enfants de la Terre un avenir digne de ce qu'il peuvent devenir. Nous disposons de moyens suffisants pour écarter la famine, lutter contre la plupart des maladies et réaliser un système éducatif efficace.

    Et pour des motifs grotesques, nous consacrons nos efforts à renforcer les démons qui vont tous nous détruire : désir de domination, goût de la compétition, mépris de l'autre.

    Est-il déjà trop tard ?

                                                                            (Albert Jacquard)

     

     

    L'insécurité croissante

     

    Un écart entre les niveau de vie moyen de 1 à 30 ou 40 sera-t-il supporté longtemps par ceux qui ont le nombre face à ceux qui ont richesse et pouvoir ?

                                                                                                                  (Albert Jacquard)

     

    Nous ne sommes pas des êtres pacifiques.

    A travers les conflits, les invasions, les conquêtes, les croisades les massacres et les guerres, l'histoire révèle une succession ininterrompue d'affrontements entre groupes humains.

     

    Le règne animal n'offre pas d'équivalent à cette propension au combat au sein d'une même espèce.

     

    Le Mahatma Gandhi et Mère Térésa sont moins représentatifs de notre espèce qu'Alexandre le Grand, Gengis Khan, Napoléon, Hitler ou Le Parrain.

     

    (Christian de Duve)

     

     

    La guerre des Gaules menée par Jules César : 1 million de Gaulois morts et 1 million vendus comme esclaves.

    16 millions de morts au cours du génocide des indiens du Nouveau Monde.

    Le génocide arménien aurait fait en 1845 cent mille à trois cent mille victimes,

    celui de 1915 ordonné par les dirigeant Turcs 1 500 000 morts.

    Hiroshima, le 6 août 1945 à 8h15, la première bombe atomique tue 75 000 personnes et laisse 90 000 blessés.

    La guerre de Corée : 1 400 000 morts !

    La guerre du Biafra en 1968 1 à 2 millions de morts.

    La première guerre mondiale à fait 8 700 000 morts,

    la seconde guerre mondiale s'est soldé par 40 millions de morts dont 12 millions déportés en Allemagne dans les camps de concentration.

     (Jean Chaline)

    10 juin 1944 : 642 victimes massacrés par les SS à Oradour sur Glane

    476 villageois massacrés par les nazis le 10 juin 1942 à Lidice (Tchécoslovaquie)

    1 836 villageois massacrés par les nazisà Marzabotto (Italie) du 8 septembre au 5 octobre 1944

    239 villageois massacrés par les nazis le 10 juin 1944 à Distomon (Grèce)

    126 villageois massacrés par les nazis le 25 août 1944 à Maillé (France)

     

     

    62 000 civiles morts en Irak

    source : http://www.iraqbodycount.org/background_fr.php

     

    Quel gâchis !

                                                                                                 

     

    Le génocide Tibétain : 1 million de mort.

     

    Nous soumettrons nous sans broncher à la pression de notre nombre croissant ?

    C'est peu probable !

    Un type de conflit dont nous connaissons déja les prémices dressera les uns contre les autres, les pauvres et les nantis en particulier dans les grandes villes.

                                                                                                  (Christian de Duve)

     

    Le taux de population urbaine de l'Europe est passé de 12 à en 1800 à 70 % en 1990. Aux USA 5 % en 1800, 66 % en 1990. Au Japon 14 % en 1800, 83 % en 1990.

     <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p>

                                                                                                  (T Paquot)

     

     

    Aux environs de l'an 2000 il y aura 23 villes de 10 millions d'habitants chacune, 17 dans les pays en voie de développement.

                                                  (Christian de Duve) 1996

     

     

                                        La Nasa

     

    Nous avons construit la Ville-Monde.

    Babillarde, langagière, puritaine, messagère, publicitaire, la ville aujourd'hui substitue au fait ses représentations en sons et en images, ne fait plus nâitre d'enfant, détruit les espèces et ne garde que les animaux d'appartement en les émasculant, n'interroge plus la vie dans ses laboratoires, délaisse l'amour et discourt de sexe par minitel et psychiatrie interposé ou méprisant muscles et coeur, se met, selon des prescriptions abstraites à l'exercice ou au régime.

                                                                                                  (Michel Serres)

     

    Source : http://www.populationdata.net/cartes/monde_grandes_villes.html

     

    La conclusion est inévitable.

     

    Si nous ne parvenons pas dans un proche avenir à enrayer la croissance de la population de façon attentive et rationnelle, la selection naturelle le fera pour nous et sans ménagement, au prix d'épreuves sans précédent pour la population humaine et de dégats irréparables pour l'environnement.

     

    Telle est la leçon de 4 milliards d'années de la vie sur la Terre.

    <o:p></o:p> 

                                                                                                  (Christian de Duve)<o:p></o:p>

     

     

     


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  • Poussière de vie, Christian de Duve, Editons Fayard

    A l'écoute du vivant, Christian de Duve, Editions Odile Jacob

    GAIA Une médecine pour la planète, James Lovelock, Edition Sang de la Terre

    Le Contrat Naturel, Michel Serres, Edition François Bourin

    L'explosion démographique, Albert Jacquard, Edition Dominos Flammarion

    Le Syndrome du Titanic, Nicolas Hulot, Edition Calmann Lévy

    La légende des comportements, Henri Laborit, Flammarion

    La légende de la vie, Albert Jacquard, Flammarion

    La planète est-elle vraiment malade ? Science et Vie N°1020 Septembre 2002

    La légende de demain, Albert Jacquard, Flammarion

    La légende des Anges, Michel Serre, Flammarion

    Le Transformisme, Jules Carles, Edition Que sais-je

    Méditerranéen, Georges Moustaki, PolyGram distribution

    Après nous le déluge ? Jean-Marie Pelt et Gilles-Eric Séralini, Flammarion/Fayard

    Almanach du développement durable . Hélène Binet et Monica Fossati, Dakota Editions, Dexia Edition

    Guide écologique de la famille. Claire Le Bouar, Marie-France Belotti et Patricia Ravet, Edition Sang de la terre, Bornemann.

    La conception bioclimatique. Samuel Courgey, Jean-Pierre Oliva, Edition Terre Vivante.

    La médecine de l'habitat. Jacques La Maya, Edition Dangles.

    Le grand atlas du Monde. Edition de la Connaissance.

    Les sites d'information cités dans la rubrique : Liens

    L'homme neuronal. Jean-Pierre Changeux, Edition Hachette.

    La revue ANIMAN. http://www.animan.ch/Animan-Francais/Kiosque/numero-actuel.asp

    Ravage, René Barjavel, édition Folio plus

    Le voyageur imprudent, René Barjavel, édition Folio plus

    L'Homme imaginant, Essai de biologie politique, Henri Laborit, UEG, coll 10-18, 1970

    Les jardins et la pluie, Nigel Dunnett et Andy Clayden, édition du Rouergue, 2007

    L'Humanité disparaîtra, bon débarras ! Yves Paccalet, édition Arthaud, 2006

    Oradour sur Glane, Le drame heure par heure, Robert Hébras, Les chemins de la mémoire

    La fin annoncée d'homo sapiens sapiens. Sauver la planète, chander la société, Lauriane D'Este, édition Sang de la Terre, 2007


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  • Nous avons atteint un stade crucial dans l'histoire de la Vie.

    Le visage de la Terre a changé d'une manière spectaculaire au cours des derniers millénaires, à peine un instant dans la durée de l'évolution et il continue de changer toujours plus vite. Ce qui aurait pris un millier de générations par le passé peut maintenant n'en prendre qu'une seule. L'évolution biologique a pris en quelque sorte le mors aux dents et cours vers une dangereuse instabilité.

     

                                                                           (Christian de Duve)

     

    Le pire prédateur de l'homme c'est lui-même.

    Un prédateur redoutable et efficace, capable de provoquer la disparition totale de l'espèce en quelques jours. Il nous faut choisir d'accepter ou de refuser certains des pouvoirs que nous nous sommes donné.

    Il faut entendre le cri d'Einstein le soir d'Hiroshima : Il y a des choses qu'il vaudrait mieux ne pas faire !

    Mais qui décidera ?

    Restera-t'il encore des hommes ?

    La réponse est évidemment non si le cours actuel de nos sociétés se prolonge car les hommes viennent de se doter du pouvoir de se détruire.

                                                                                                  (Albert Jacquard)

     

     

     

     

    Par quelle monstrueuse aberration les hommes ont ils imaginé la compétition, ce refus du regard de l'autre comme moteur de leur vie ?

     

                                                   (Albert Jacquard)

     <o:p></o:p>

    Nos relations économiques de paix parviennent, en continu et lentement, aux même résultats que produirait un conflit court et global, comme si la guerre n'appartenait plus seulement aux militaires.

    Nous ne nous battons plus entre nous, nations dites développées, nous nous retournons, tous ensemble, contre le Monde.

    La Terre exista sans nos inimaginables ancêtres, pourrait bien aujourd'hui exister sans nous, existera demain ou plus tard encore sans aucun d'entre nos possibles descendants, alors que nous ne pouvons exister sans elle.

    De sorte qu'il faut bien placer les choses au centre et nous à la périphérie, ou mieux encore, elles partout et nous dans leur sein, comme des parasites.

    Il nous faut désormais chercher à maîtriser notre maîtrise,

    voici la bifurcation de l'histoire : ou la mort ou la symbiose.<o:p></o:p>

                                                                   (Michel Serres)


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